La pratique de Valérie Mary découle dʼune profonde fascination pour la peinture et de son intérêt pour les concepts philosophiques et psychanalytiques de subjectivité, mémoire et expérience.
Eclectiques dans leur traitement ses peintures questionnent lʼinterface entre performance et théâtralité. Elles interrogent lʼacte de peindre lui-même, ce processus qui dissout les oppositions binaires sujet/objet, passé/présent, en offrant une scène, un espace narratif qui invite lʼimaginaire du spectateur.
A la fois ludiques et mélancoliques, oscillant entre le sérieux et le futile, lʼartificiel et lʼauthentique,
elles évoquent la position de lʼartiste-funambule, parfaitement conscient que les intentions conceptuelles et théoriques sont toujours corrompues par les tâtonnements ou résidus matériels: autant de portes ouvertes à dʼautres peintures, dʼautres histoires.
Depuis peu, la pratique de la gravure prolonge cette réflexion.